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SAISINE DU CSA SUR LA SEQUENCE BAFFIE / NOLWENN LEROY

Laurent Baffie soulève la jupe de Nolwenn Leroy deux fois de suite sans son consentement

SAISINE DU CSA SUR LA SEQUENCE BAFFIE / NOLWENN LEROY

Politiqu’elles a saisi le CSA à la suite des actes sexistes imposés par Laurent Baffie à Nolwenn Leroy durant l’émission « Salut les terriens ! » le 24 septembre 2017. Laurent Baffie a levé la jupe de Nolwenn Leroy sans son consentement à deux reprises en ajoutant « il faut du cul, faut du cul ».

Ces actes imposés à Nolwenn Leroy portent atteinte au respect des droits des femmes en procédant à leur réification sexuelle et permet la diffusion des préjugés sexistes réduisant les femmes à la condition d‘objets disponibles aux envies sexuelles des hommes.

En outre, la séquence participe à la banalisation de la culture du viol et des actes d’attouchements sexuels notamment car ils sont présentés ici comme des jeux ou une farce supposée faire rire alors que la question du consentement est totalement occultée.

Enfin, cette séquence, préenregistrée et diffusée sciemment par C8, efface le travail de lutte contre les violences faites aux femmes effectué par le gouvernement et par les associations de défense des droits des femmes.

Nous invitons par ailleurs les personnes qui ont été choquées par les propos à saisir le CSA pour qu’une enquête puisse être menée et des sanctions prises.

7 IDEES RECUES (A BALAYER) SUR L’ECRITURE INCLUSIVE

7 IDEES RECUES (A BALAYER) SUR L’ECRITURE INCLUSIVE

Avec la publication d’un manuel scolaire Hatier rédigé en écriture inclusive, le débat sur cette écriture, qui cherche à mettre les femmes et les hommes sur un pied d’égalité, a quitté les sphères militantes et nombreux sont les internautes qui y prennent part. L’occasion de revenir sur le sujet et d’aborder les nombreuses idées reçues auxquelles l’écriture inclusive se heurte.

L’écriture inclusive, qu’est-ce que c’est ?

Pour faire simple, l’écriture inclusive est une écriture qui promeut l’égalité femmes-hommes, c’est une écriture qui se veut non-sexiste et non-excluante. Elle a pour but d’annuler cette règle grammaticale qui nous a été enseignée : « le masculin l’emporte » quand bien même un seul homme se trouve dans un groupe de femmes, ce masculin qui domine dans les noms de métiers ou de fonctions.

La polémique est lancée notamment sur twitter depuis le début de la semaine dernière, et les détracteurs de l’écriture inclusive s’en donnent à cœur joie pour trouver des arguments contre la démocratisation de son utilisation. Revenons sur quelques idées reçues (à balayer) sur cette écriture égalitaire.

« C’est moche »

« Le langage est politique », c’est ce que dit Maria Candea, enseignante chercheuse en linguistique et sociolinguistique à l’université Paris III. L’écriture et la langue n’ont pas de fins esthétiques mais sont des éléments de communication, des outils éthiques et politiques. La langue influence notre façon de penser. C’est aussi ce que Raphaël Haddad (fondateur de l’agence de communication Mots-Clés, auteur d’un manuel en écriture inclusive et docteur en communication à l’université de Paris-Est Créteil) défend, « la langue est un enjeu de société ». La question de la beauté ou non de cette écriture parait bien futile et subjective quand on se rend compte qu’elle peut influencer du tout au tout la façon de penser d’une société.

« C’est difficile à lire »

Mettons-nous d’accord, ce n’est qu’une question d’habitude. C’est en lisant des textes rédigés en écriture inclusive que l’on s’y habitue et que la lecture devient de plus en plus facile.

De plus, des études ont montré que l’ordre des lettres dans un mot n’importait pas tant que la première et la dernière lettre étaient à la bonne place. Si notre cerveau est capable de lire des mots dans lesquels les lettres sont mélangées, il est bien capable de s’adapter à quelques points médians entre certaines lettres.

« Les enfants ne savent plus lire et écrire, ça va les embrouiller »

Les enfants ne sont pas moins intelligents que les adultes, et c’est notamment en introduisant l’écriture inclusive au plus tôt dans le processus d’apprentissage de la lecture qu’ils auront le plus de facilités à lire et à intégrer cette écriture. C’est connu, il est plus facile d’apprendre une langue étrangère quand on est jeune, et dans cette logique, apprendre à lire et utiliser l’écriture inclusive peut et devrait se faire dès le plus jeune âge.

« Il y a volonté de mettre le féminin au-dessus », « c’est excluant »

Alors non, ce n’est pas une écriture excluante puisqu’elle vise à rendre la langue française plus neutre et donc à supprimer l’effet de domination du masculin. Le but n’a jamais été de faire dominer le féminin mais bien de mettre ces deux genres au même niveau et d’assurer une représentation égale entre les femmes et les hommes dans la langue.

Pour comprendre que l’écriture inclusive n’est pas excluante, mais que celle que nous utilisons depuis toujours l’est, c’est très simple : imaginons-nous ne parler plus qu’au féminin, féminisons tous les noms de métiers et accordons tout au féminin. Ce serait excluant, comme le « masculin neutre » actuel exclut le genre féminin.

« Il ne faut pas toucher à notre belle langue de Molière / la langue ne peut/doit pas être modifiée car il faut respecter ce que dit l’Académie Française »

Jusqu’à il y a 300 ans, on utilisait la règle de proximité pour accorder (c’est-à-dire, par exemple : les garçons et les filles sont belles. On accordait selon le dernier nom), cette règle a changé quand l’Académie Française a déclaré que le genre masculin était plus « noble ». L’usage de masculin a été et est toujours imposé par des personnes qui avaient/ont une autorité sur la langue française quand bien même ces personnes ne possèdent pas le monopole de l’évolution de la langue (et sont ouvertement sexistes et anti-progressistes). Il s’agit maintenant d’arrêter de donner toute puissance à l’Académie Française, qui est bien loin d’être à jour sur les questions d’évolution de la langue.

La langue est vivante et ce sont ses évolutions qui la construisent, de plus Molière est mort il y a maintenant plus de 300 ans, la langue a évolué depuis et sans faire d’esclandre, alors pourquoi ne pas la faire évoluer maintenant dans le sens de l’égalité femmes-hommes ?

 « C’est un combat secondaire, il y a plus important »

S’il y a bien une chose que l’on peut dire sur le féminisme c’est qu’aucun de ses combats n’est « secondaire », et pourtant c’est ce que certain·e·s se plaisent à répéter. Quand on parle d’écriture inclusive on nous demande de parler des femmes battues, quand on parle des femmes battues on nous dit qu’il est plus important de parler de viol et quand on en parle alors là il est plus important de parler égalité des salaires. Or, il est nécessaire de commencer quelque part quand on veut arriver à une égalité femmes-hommes à tous les niveaux de la société et c’est aussi par la langue que cela peut se faire. Le féminisme c’est une bataille quotidienne sur tous les fronts.

De plus, comme le disait très justement Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, mercredi 27 septembre au Grand Oral, « Quand il y a tellement de retard sur la cause qu’on veut défendre et l’égalité femmes-hommes, des fois on prend des mesures qui peuvent apparaitre comme provocatrices, mais qui sont nécessaires. […] Le quotidien, la pub, la télé, tout est inégalitaire, la politique est inégalitaire […] si on a pas des choses comme celles-ci, au bout du compte on ne changera rien. Donc oui, il faut assumer une part de provocation pour changer les choses. »

« La langue reflète la société et sa façon de penser le monde », c’est ainsi que le Haut Conseil à l’Egalité Femmes-Hommes encourage l’utilisation de l’écriture inclusive et donne 3 les trois grandes règles pour la mettre en œuvre :

  1. accorder les grades/métiers/fonctions au féminin
  2. décliner le féminin et le masculin à l’aide de points médians* pour parler d’un groupe
  3. utiliser des termes universels et génériques plutôt que « homme » ou « femme » (ex : les individus, ou les droits humains plutôt que les droits de l’Homme)

*Raccourcis claviers pour faire des points médians :

ALT + Maj + F (mac)

ALT + 250 (PC)

 

Pour aller plus loin :

  • Arguments idiots contre l’écriture inclusive :

http://www.toutestpolitique.fr/2017/09/26/arguments-idiots-ecriture-inclusive/

  • Thread sur l’écriture inclusive :

https://twitter.com/MathieuArbogast/status/912425834174189569

 

  • Prêt·e·s à utiliser l’écriture inclusive ? :

http://www.liberation.fr/france/2017/09/27/pretes-a-utiliser-l-ecriture-inclusive_1598867?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1506504226

 

 

 

Élections sénatoriales 2017 et parité : un espoir de féminisation minime

Statistiques Sénatoriales

SÉNATORIALES & PARITÉ : UN ESPOIR DE FEMINISATION MINIME

Alors qu’il y a quelques mois Politiqu’elles saluait l’avancée que représentaient les législatives quant au nombre de femmes députées, l’association est aujourd’hui préoccupée par le risque du maintien du statu quo quant à la part de femmes élues sénatrices dans quelques semaines.

Au 14 septembre, selon notre analyse, seules 26% des têtes de listes du Sénat sont des femmes (134 hommes présentés contre 64 femmes). Un chiffre bien en deçà des 40% que nous espérions. Nous attirons donc de nouveau l’attention sur le fait que le manque de femmes dans les institutions politiques impacte la représentativité de celles-ci et leur fonctionnement démocratique.

Nous assistons donc à nouveau à un manque évident de prise de conscience quant à l’importance d’une représentativité des femmes au sein des partis politiques, qui continuent, en masse de présenter des hommes en têtes de listes.

Scrutin de liste oblige, sur les 1996 candidats au total, 46% sont des femmes (909 femmes candidates contre 1087 hommes), soit davantage que lors des dernières législatives.

Plus grave, ces inégalités se matérialisent aussi dans les partis ayant fait de la parité un de leurs engagements de campagne. Pour preuve, La République En Marche ne présente que 7 femmes en tête de liste pour les sénatoriales sous l’étiquette LREM : c’est plus deux fois moins de femmes que d’hommes. Nuus sommes bien loin des 50% revendiqués fièrement lors des élections législatives.

Alors que les derniers résultats électoraux ont donné un espoir en matière de parité, bien que modéré quant à la répartition des postes à l’Assemblée nationale, Politiqu’elles ne peut aujourd’hui qu’être déçue du manque de volonté politique des partis.

Politiqu’elles est une association loi 1901 qui œuvre à la promotion des femmes dans la politique et la société, et lutte contre le sexisme. Contact : presse@politiquelles.org // 06 23 60 05 61

[ENTRETIEN] Les femmes dans le numérique, avec Elisabeth Bargès – Google

Elisabeth Bargès - Google

LES FEMMES DANS LE NUMERIQUE

RENCONTRE AVEC ELISABETH BARGES, HEAD OF PUBLIC POLICY, GOOGLE FRANCE

Les récents scandales de harcèlement et de sexisme qui ont touché plusieurs compagnies de la Sillicon Valley, au premier rang desquelles la compagnie de transports Uber, ont mis en exergue la non-immunité du milieu des nouvelles technologies aux problématiques des inégalités entre les femmes et les hommes au sein des entreprises.

Dans le cadre de notre réflexion sur ces sujets, nous avons rencontré Elisabeth Bargès, Head of Public Policy chez Google France, engagée dans la lutte contre ces inégalités.

  • Des opportunités minées par une conception dépassée du milieu

Le numérique est rattaché à une image essentiellement masculine. La représentation sociale et culturelle des geeks, des nerds, des fous de technologie, des ingénieurs et des matheux ne laisse pas vraiment de place aux femmes. Elles y sont moins bien payées que les hommes, et perçues comme moins employables. Pourtant, les exemples ne manquent pas d’investissement des femmes dans ce milieu lorsque les représentations qui en sont faites ne sont pas stéréotypées. C’est le cas en Malaisie, où les métiers de l’informatique et des nouvelles technologies comptent 65 % de femmes. Pour Elisabeth Bargès, c’est en partie dû à l’image du métier dans ce pays, qui n’y est pas connoté négativement pour des femmes.

En France, on considère que le secteur du numérique aura été créateur de 200 000 emplois entre 2012 et 2020, une mine d’opportunités pour déconstruire ces codes et faire valoir toutes les facettes du digital, de la conception technique aux postes de relations humaines et de transformation des entreprises.

Des politiques publiques peuvent et doivent être mises en place pour renverser cette situation. Il y a en France un déficit flagrant de communication, qui se traduit par un retard au niveau des formations proposées dans les universités, qui ne répondent pas aux besoins à venir. L’Etat doit relancer des campagnes de sensibilisation et d’information, mettre en avant des role models féminins engagés dans ce secteur et insister sur les besoins en soft skills.

C’est une problématique qui dépasse toutefois le seul milieu du numérique : celle de la représentation des femmes dans la société, dans l’histoire, dans la politique et dans l’économie. Elle doit être entreprise de manière globale, en mettant en avant les femmes qui réussissent, non seulement dans le milieu des nouvelles technologies, mais également pour chaque secteur de la société.

  • Le numérique comme outil de la lutte contre les inégalités

Nous n’apprendrons rien à personne en rappelant que le développement d’Internet a permis une augmentation massive des flux d’information. Il est néanmoins nécessaire de ne pas en perdre le contrôle.

Beaucoup d’associations œuvrent pour l’égalité femmes-hommes sur les réseaux sociaux, ou à l’aide de plateformes présentes en ligne, mais on observe que les sites réactionnaires, voire de désinformation, comme cela a pu être le cas pour l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), semblent avoir un meilleur accès aux techniques permettant d’apparaître en haut des résultats de recherche ou dans les réseaux sociaux.

Il faut proposer des formations numériques aux sites neutres et aux associations œuvrant pour l’égalité afin qu’ils soient en mesure de les concurrencer et de bénéficier d’un meilleur référencement. Cette mesure a l’avantage d’être peu coûteuse et de proposer le concours des entreprises privées.

Le numérique présente également des risques de cyber-sexisme et de cyber-harcèlement. Sur Youtube, par exemple, les femmes sont beaucoup plus insultées que les hommes, mais la répression est difficile sur Internet. Les acteurs privés peuvent mettre en place des initiatives de promotion, ce qui a été fait sur la plateforme de vidéo avec le hashtag #EllesFontYoutube, ou par des campagnes de prévention, mais ils n’ont pas toujours la légitimité pour faire justice en comparaison avec les pouvoirs publics. Il est donc nécessaire de développer de la pédagogie sur ces sujets.

  • Un milieu progressiste qui doit donner l’exemple

Le secteur du numérique jouit d’une image moderne, mais il reste composé d’entreprises comme les autres, sujettes aux mêmes inégalités que dans des milieux plus traditionnels. Toutefois, fort de cette image et d’une sensibilisation plus forte au progrès, des initiatives innovantes y ont vu le jour, et peuvent peu à peu inspirer le reste de la société.

Pour faciliter la professionnalisation des femmes, des structures de garde des enfants ont été développées à proximité de nombreux incubateurs d’entreprises, offrant plus d’opportunités pour l’entrepreneuriat féminin. La possibilité de venir aux formations avec des enfants, comme c’est le cas dans le modèle scandinave, agit comme un levier. Enfin, le congé paternité doit être développé et rendu obligatoire pour ne pas être réservé qu’aux plus aisés. Ainsi, l’entrepreneuriat ne sera plus une alternative à la prise en charge d’une famille et une partie des freins à l’investissement des femmes dans ces entreprises seront déverrouillés.

Le secteur du numérique devrait montrer l’exemple sur ce sujet, en utilisant son image pour entraîner les autres acteurs derrière lui, parce qu’il offre une révolution dans le management et l’implication des salariés. Dans la Sillicon Valley, par exemple, Google propose un mois de congé paternité aux jeunes pères.

Malgré cette impression de mieux, il reste en réalité assez stéréotypé. Les femmes récoltent ainsi généralement moins d’argent lors des levées de fonds pour les startups, regrette Elisabeth Bargès.

Il faut trouver un équilibre entre les actions du privé et de l’Etat, en particulier pour la question de la coercition. L’élection présidentielle de 2017 a été extrêmement décevante sur ces questions, avec un discours politique trop large et pas assez direct sur le sujet.

A l’heure où le numérique transforme chaque jour d’avantage notre société, de l’entreprise à l’administration en passant par l’éducation ou la politique, il est donc plus que jamais nécessaire de l’entreprendre comme un enjeu réel pour la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, afin de s’assurer qu’il ne soit pas un frein renforçant les blocages, mais au contraire un levier pour l’égalité.

Jean-baptiste Manenti pour Politiqu’elles

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MISE À JOUR : RECRUTEMENT CLOS

Mise à jour du 2 septembre :

Nous vous remercions chaleureusement pour tous vos messages. Nous avons notre équipe de bénévoles pour l’année 2017 – 2018. Une seule responsabilité reste à pourvoir, celle de rédacteur.trice de la newsletter de l’association (voir descriptif ci-dessous). Si intéressé.e par cette offre-ci, merci de nous envoyer un email avec CV et courte LM à contact@politiquelles.org

 

Envie de contribuer au quotidien à l’action de l’association ? Envie de vous engager dans la cause pour les droits des femmes ?

Rejoignez notre équipe !

Politiqu’elles est désormais basée dans cinq villes et a plusieurs projets d’envergure nationale pour contribuer concrètement à l’égalité femmes – hommes et la lutte contre le sexisme.

Nous recrutons pour l’année 2017 – 2018 des membres actifs et des responsables bénévoles pour mettre en oeuvre nos beaux projets. Si vous souhaitez rejoindre notre équipe en y contribuant de façon ponctuelle, indiquez nous vouloir la rejoindre comme membre actif.

Ci-dessous les responsabilités à pourvoir au sein de l’équipe nationale. Envoyez un CV et une courte motivation (incluant une idée de projet que vous souhaiteriez être mis en oeuvre) à contact@politiquelles.org

  • Responsable de projet (Project manager) 
    • Afin de mettre en oeuvre plusieurs projets d’envergure nationale, nous recherchons plusieurs responsables de projet afin d’assurer leur promotion :
      • Création de maquettes et support de présentation
      • Rencontre des acteurs et des pouvoirs publics
      • Mise en place des solutions sur le terrain pour oeuvrer à l’égalité femmes – hommes
  • Community Manager 
    • Mission principale de promouvoir l’action de l’association (communiqué de presse, débats, polémiques)
    • Alimenter et mettre à jour les réseaux sociaux de l’association (Twitter, Facebook, Site web) en communiquant sur les actions de l’association dès que l’occasion se présente
    • Communication visuelle : savoir créer des visuels simples pour diffusion rapide (via Canvas ou Photoshop)
  • Rédacteur.trice newsletter 
    • Rédiger une newsletter mensuelle pour démocratiser les actions et décortiquer les principales actualités féministes
    • Base mail très importante !
  • Levées de fonds 
    • L’argent est le nerf de la guerre des actions de terrain. C’est pourquoi, nous recherchons plusieurs personnes motivées pour:
      • Contacter entreprises et acteurs publics susceptibles de subventionner l’association
      • Pitcher les projets de l’association et rencontrer les acteurs
  • Responsable Formation Femmes d’Avenir 
    • Organiser un cycle de formations pour étudiantes en master avec pour objectif l’insertion professionnelle
    • Rechercher et contacter des intervenant.e.s (prise parole en public, leadership, communication)
    • Sélectionner sur CV les participantes
  • Responsable Presse / Attachée de presse 
    • Rédaction des communiqués de presse et diffusion
    • Gestion des relations avec les médias
    • Porte-parolat de l’association
  • Chargé.e de contenu 
    • Rédiger des articles pour le blog de l’association, sur des thématiques d’actualité sur les droits des femmes, le sexisme et l’égalité femmes – hommes

[CP] Budget Droits des femmes – Nous prenons acte des engagements du Premier ministre et de la Secrétaire d’État

Note de cadrage

Une brève du Journal du Dimanche (16 juillet 2017) a lancé un vif débat sur le maintien supposé des subventions aux associations qui oeuvrent à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes. Une baisse de 25% annoncée des subventions dans la brève du journal a été aussitôt démentie par la Secrétaire d’État elle-même, Marlène Schiappa.

 

Nous prenons au mot les engagements de la Secrétaire d’État chargée de l’égalité femmes-hommes, rattachée au Premier Ministre, disponibles sur la note de cadrage publiée dans Libération (18 juillet 2017 ; disponible à la fin de ce communiqué) et dans une interview au micro de BFMTV à 22H45 (18 juillet 2017) :

 

  1. La “sanctuarisation” du budget alloué aux associations qui ont pour objet la “lutte contre les violences sexistes et sexuelles”. Par définition, il est utile de le rappeler, toutes les associations luttent contre les violences sexistes et sexuelles: de l’égalité professionnelle, au harcèlement au travail ou dans la rue, en passant par les clichés sexistes – les violences subies sont toutes à caractère sexiste ou sexuel. Nous prenons donc au mot ce qu’a dit Marlène Schiappa au micro de BFMTV en direct sur les craintes de mise en concurrence des associations et sur l’attribution des subventions : “Il n’y aucune subvention pour laquelle il est prévu une baisse pour celles qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles […] On ne raisonne pas avec une enveloppe ou un camembert qu’on divise. On raisonne en partant des besoins. Les associations qui luttent contre les violences sexistes ou sexuelles gardent la totalité des subventions perçues par le ministère dont j’ai la responsabilité. […] Cela ne concerne pas des associations comme le Planning familial.”
  2. Les associations n’ayant pas fait part de retour sur l’utilisation des subventions au ministère les ont vu diminuer ou supprimer. Elles ont déjà été informées selon la Secrétaire d’État. Les associations ayant fait part de craintes ne sont donc pas concernées.
  3. Le budget lié à la grande cause nationale, c’est-à-dire la campagne de communication nationale à grande échelle promise par Emmanuel Macron pour lutter contre les violences faites aux femmes, sera supportée après accord du Premier ministre, Edouard Philippe, par le budget du Service d’Information du Gouvernement (SIG). Cela n’impactera donc pas le budget consacré aux associations qui oeuvrent sur le terrain. Cette prise en charge par le SIG s’additionne au budget des droits des femmes, qui s’élève aujourd’hui uniquement à 27 millions d’euros, soit 0,05% du budget de l’État. Avec cette information, la Secrétaire d’État confirme que le budget lié aux Droits des femmes augmente de par la transversalité de son ministère, selon elle.

 

Nous demandons à Edouard Philippe d’épargner le budget – déjà très faible – pour les droits des femmes et de le sanctuariser. Nous aimerions que des dotations supplémentaires soient accordées à ce ministère, afin de donner les moyens à l’ambition du Président de la République de respecter ses promesses électorales.

Nous attendons, dans les prochaines semaines, davantage d’informations de la part du Premier ministre et de la Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’allocation du budget et de son montant final. Nous resterons vigilant.e.s.

Ce communiqué est signé par:

– Catherine Ladousse, Présidente du Cercle Inter’elles
– Aline Aubertin, Présidente de Femmes Ingénieurs
– le réseau Supplémentd’elles

Contact presse : contact@politiquelles.org

Pièce jointe – Note de cadrage publiée dans Libération et adressée à la Direction de la Cohésion Sociale

Politiqu’elles Sciences Po recrute !

Politiqu'elles recrute-2

Pour l’année 2017-2018, Politiqu’elles Sciences Po renouvelle son équipe sur le campus de Paris. Les candidats et candidates qui souhaitent postuler à des postes proposés ci-dessous devront fournir :

  • Un CV
  • Une courte motivation
  • Le choix du poste et ses raisons
  • Une idée d’action que le.la candidat.e souhaite mettre en place

Ces documents devront être envoyés à :

DATE LIMITE DE CANDIDATURE : 6 AOUT 2017 (inclus)

Au delà de cette date, vous pourrez toujours candidater, mais priorité sera donnée aux candidatures reçues avant le dimanche 6 août (inclus)

Responsabilités à pouvoir au sein de l’association pour l’année 2017-2018 sur le campus de Paris :

1. Secrétaire général.e

  • Connaître et faire appliquer les statuts de l’association ;
  • Planifier et organiser les réunions de l’association ;
  • Faire un compte-rendu des réunions et des conférences ;
  • Trier et répondre aux messages facebook, mails reçu par l’association ;
  • Assurer la liaison entre les équipes et le.la responsable de section

2. Au sein du pôle communication

  • Le pôle communication a pour but de définir et animer la politique de communication de l’association.
  • Il doit également mener et concevoir des actions de communications
  • Le pôle communication est composé d’un responsable et des autres membres :

       2.1  Community manager 

  • Alimenter et mettre à jour les réseaux sociaux de l’association (twitter, facebook, site web) en communiquant sur les actions de l’association dès que l’occasion se présente ;

       2.2 Communication visuelle

  •  Réaliser les visuels – conformes aux règles préalablement données – lors de l’organisation d’évènements (ex : conférences, formations, table-rond, afterwork etc) et les partager sur les réseaux sociaux ;

       2.3 Veille média

  •  Se tenir informer de façon journalière et hebdomadaire sur l’actualité liée à l’égalité femmes-hommes et aux droits des femmes et sélectionner celles sur lesquelles une réaction doit être faite. Le but étant que la communication de l’association soit soutenue et engagée.
  • Retransmettre les conférences par live Facebook et Twitter

3. Pôle conférences – Responsable événementiel

  • Le pôle conférence est composé d’un responsable et de deux autres membres
  • Mettre en place le calendrier des conférences au début du semestre
  • Organiser des conférences aux dates importantes (ex : journée des droits des femmes)

       3.1 Responsable du pôle conférences (superviseur)

      3.2 Responsable de la semaine des Droits des Femmes (semaine du 8 mars)

      3.3 Responsable des conférences inter-asso (partenariats avec autres associations de l’école)

4. Responsable formation Femme d’Avenir

  • Organiser un cycle de formations pour étudiantes en master
  • Rechercher et contacter des intervenants
  • Sélectionner sur CV les participantes

 

Nous avons hâte de faire connaissance avec vous ! 

 

[Communiqué de Presse] Réponse du CSA à la saisine de Politiqu’elles sur les propos de Catherine Deneuve dans Quotidien

Catherine Deneuve dans Quotidien

Politiqu’elles annonçait en mars dernier avoir saisi le CSA après les propos tenus par Catherine Deneuve faisant l’apologie de la culture du viol.

« Il y a eu des accords entre Roman Polanski et cette femme »
« C’est incroyable que ce soit des femmes, les femmes en général, qui viennent redonner un coup de marteau sur la porte pour le faire sortir »
« je ne comprends pas [que ça puisse choquer des féministes]. Je ne suis pas d’accord avec toutes ces féministes. C’est vraiment abusif »
« C’est une jeune fille qui avait été amenée chez Roman par sa mère, qui ne faisait pas son âge de toute façon. Imaginer qu’une fille de treize ans puisse faire quinze ou seize ans, il n’a pas demandé sa carte de visite. Il a toujours aimé les jeunes femmes. J’ai trouvé que le mot de viol avait été excessif »

Juste après avoir pris connaissance de la teneur de sa déclaration, nous avions saisi le CSA pour faire part de notre inquiétude quant à l’absence de contradiction de Yann Barthès, présentateur de l’émission.

Voici la réponse du CSA reçue le 4 juillet :

 

« Vous avez saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel à la suite des propos tenus par Catherine Deneuve dans l’émission Quotidien diffusée le 16 mars 2017, sur TMC, au sujet de l’affaire concernant Roman Polanski et Samantha Geimer. Vous dénoncez la tenue de propos tenus faisant l’apologie de la culture du viol et tendant à minimiser la responsabilité des auteurs de tels actes. Vous déplorez également que l’animateur n’ait pas davantage maîtrisé son antenne en soulignant la gravité des propos tenus par l’invitée.

Lors de sa séance du 21 juin 2017, le Conseil a examiné la séquence litigieuse.

Le Conseil a estimé que les propos tenus par l’invitée sont déplacés et véhiculent des préjugés rétrogrades concernant les auteurs de viol et leurs victimes ; pour autant, prenant en compte l’intervention de l’animateur, le Conseil a considéré que la chaîne n’avait pas manqué à ses obligations en matière de respect de l’image des femmes.

Je tiens à vous assurer que le respect des droits des femmes dans les programmes télévisés est une préoccupation constante du Conseil. »

Politiqu’elles remercie le CSA d’avoir examiné notre demande. Cependant, nous jugeons l’absence de sanction décevante. La réaction de Yann Barthes face aux propos de Catherine Deneuve faisant l’apologie de la culture du viol est très insuffisante. Nous regrettons que de tels propos puissent être tenus sans aucune contradiction à une heure de grande écoute et devant un public jeune. Yann Barthes et TMC auraient dû s’excuser et a minima se désolidariser.
Il y a un décalage entre la ligne éditoriale de Quotidien, se revendiquant moderne et progressiste, et l’intervention de Catherine Deneuve, l’une des personnalités les plus invitées dans l’histoire de l’émission.
Politiqu’elles continuera de se mobiliser contre la culture du viol et toute forme de sexisme dans les médias, en saisissant le CSA si nécessaire. Nous continuerons aussi à promouvoir la place des femmes dans les médias, leur représentation est une de nos priorités.

Le CSA, contacté par BuzzFeed, justifie plus en détails sa décision :

Le CSA explique que les interventions de l’animateur «allaient dans le sens de tenter de faire prendre conscience à son interlocutrice que ses propos pouvaient être choquants.»

«Le conseil a considéré que les relances et le ton qui avait été employé par l’animateur permettaient d’avoir une distance par rapport à ce qui était dit.»

Le CSA rappelle que ce qu’il doit éventuellement sanctionner n’est pas tel ou tel propos d’une personne en particulier, mais la «maîtrise de l’antenne». «Il est possible de tenir à l’antenne des propos qui peuvent être considérés comme choquants mais il faut que vous ayez un élément de contradiction. On entérine les manquements quand il n’y a pas de maîtrise de l’antenne et que personne ne minore ou ne fait comprendre à l’interlocuteur que ses propos n’ont pas lieu d’être.»

 

[PÉTITION] : Réponse du Secrétariat d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes

simone veil

Réponse du Secrétariat d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes

Politiqu’elles a fait parvenir hier soir la liste des 140 000 signataires d’une pétition pour la panthéonisation de Simone Veil, à la veille de l’entretien entre Marlène Schiappa et le Premier ministre. Le courriel accompagnant la pétition précisait que la panthéonisation pouvait prendre la forme d’une pose d’une plaque comme pour Aimé Césaire, étant donné que Simone Veil sera inhumée mercredi aux côtés de son mari au Cimetière du Montparnasse.

Marlène Schiappa, Secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes, nous a annoncé avoir entrepris, dès vendredi dernier, une démarche pour la panthéonisation de Simone Veil auprès du Président de la République.

Le courriel adressé par Politiqu’elles à la Ministre Marlène Schiappa :

« Madame la Ministre,

Chère Marlène,

Le décès de Simone Veil a profondément marqué les jeunes membres de l’association Politiqu’elles, mais également des milliers de personnes, en France et à l’étranger. C’est très spontanément que nous avons lancé une pétition vendredi midi afin de préserver et protéger l’héritage de Simone Veil. Cette pétition demande son entrée au Panthéon. Elle deviendrait alors la cinquième femme à recevoir cet honneur de la République. Lancer cette pétition c’est être reconnaissant.e de son héritage pour l’Europe et les Droits des femmes. 

Cette pétition est une parmi tant d’autres. Plusieurs pétitions ont été lancées spontanément par les citoyennes et citoyens de notre pays. Nous avons réussi à unir nos forces avec une pétition ayant recueilli 10 000 signatures. Nous ne sommes que les porte-paroles d’une grande partie de l’opinion publique qui souhaiterait voir Simone Veil au Panthéon. 
Dans votre agenda est inscrite une rencontre avec le Premier ministre demain matin à 9h30. Au nom des personnes qui ont signé la pétition, l’association Politiqu’elles souhaiterait que cette pétition puisse être évoquée lors de ce rendez-vous. Nous vous transmettons par la présente la liste électronique des signataires. Nous avons passé le cap des 130 000 signatures en fin d’après-midi, à cela nous ajoutons la pétition ayant recueilli 10 000 signatures. Cela porte le décompte à 140 000 signataires – la mobilisation ne faiblit pas. 

Notre pétition défend notamment depuis le début que cette panthéonisation se fasse avec l’accord de la famille, même si celle-ci n’est pas synonyme d’inhumation de Simone Veil au Panthéon, elle peut prendre la forme d’une pose de plaque portant son nom. 

Nous souhaiterions que vous portiez notre voix, celle des associations féministes et celle des dizaines de milliers de personnes qui ont soutenu cette pétition auprès du Président de la République et du Premier ministre. La République a besoin d’un « matrimoine » avec des femmes comme Simone Veil. 

Nous souhaiterions vous remettre en main propre la liste finale des signataires et évoquer ensemble les moyens de rendre hommage à Simone Veil sur les prochains mois sous la forme d’un travail de mémoire de concert avec les associations. « 

Nous avons reçu ce midi une réponse de son cabinet :

« Nous avons reçu avec grand intérêt votre pétition. Sachez que la Ministre avait également de son côté entrepris une démarche en ce sens auprès du Président de la République dès vendredi dernier.

Espérant que celle-ci porte ses fruits, nous vous tiendrons informée très prochainement de ce qu’il sera décidé de faire, en lien avec la famille de Madame Simone Veil. »

La pétition portée par Politiqu’elles reçoit aujourd’hui le soutien officiel du magazine féministe et engagé Causette. La pétition a été soutenue également par Laurence Rossignol, ancienne Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes.

Contact presse: contact@politiquelles.org

[PETITION] LE PANTHÉON POUR SIMONE VEIL

simone veil

Communiqué de presse

Simone Veil nous a quittés ce vendredi 30 juin 2017. Elle a porté courageusement une loi qui a fait sortir des milliers de femmes de la clandestinité de l’IVG. L’IVG est encore contestée aujourd’hui par certains, qui multiplient la violence et l’agressivité des campagnes contre ce droit difficilement acquis.

La patrie est elle vraiment reconnaissante des grandes femmes de son histoire ?
Simone Veil, pour sa vie et son parcours de survivante de la Shoah, d’avocate pour les Droits des femmes et d’européenne mérite le Panthéon.

La décision de la panthéonisation revient au Président de la République, Emmanuel Macron. Si cela est conforme aux volontés de Simone Veil, nous souhaiterions qu’elle soit panthéonisée et devienne la cinquième femme à avoir cet honneur.