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Finale inter-écoles du Prix EY des meilleurs projets associatifs

PEYMPA Finale

Mardi 24 mai avait lieu la finale inter-écoles du Prix EY des meilleurs projets associatifs.
Nous étions finalistes et avons présenté notre projet de délégation étudiante au Sommet mondial des Femmes à Varsovie en juin prochain.

PEYMPA Finale
Bravo aux associations lauréates dont Enactus pour laquelle nous avions voté pour le prix du public !

Quatre membres de notre association seront en Pologne en juin pour le Sommet mondial des Femmes, au sein de la délégation française.

 

 

[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] : DÉMISSION DE MICHEL SAPIN

CP-SAPIN

Communiqué de presse de Politiqu’elles à la suite de l’article rapportant le comportement sexiste que Michel SAPIN aurait eu.

 

CP-SAPIN

[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] : HIJAB DAY À SCIENCES PO

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COMMUNIQUE HIJAB DAY

Communiqué de Presse de l’association Politiqu’elles sur le Hijab Day à Sciences Po
COMMUNIQUE HIJAB DAY

[Compte-rendu] – Être femme et diplomate

Salle comble pour la rencontre

Le 14 mars 2016, Politiqu’Elles organisait une rencontre avec son association sœur, Femmes & Diplomatie, pour un échange informel entre intervenantes et participants autour du thème « être femme et diplomate ».

 

La diplomatie est-elle un métier d’homme ? Comment concilier vie de famille et carrière internationale ? Comment faire carrière en tant que femme au Quai d’Orsay ? Quel rôle pour la diplomatie française dans la promotion des droits des femmes ? Une femme diplomate se verra-t-elle reprocher ses choix professionnels qui sacrifieraient une conception traditionnelle de la famille ?

Voilà les questions abordées lors de cet échange dynamique et instructif avec les cinq intervenantes membres du bureau de Femmes & Diplomatie :

  • Florence Caussé-Tissier, Conseillère des Affaires étrangères, actuellement chef de la mission des conventions et de l’entraide judiciaire.
  • Marie-Anne Courrian, Conseillère des affaires étrangères, actuellement chef de la mission de la protection des droits des personnes à la direction des français à l’étranger.
  • Claudia Delmas-Scherer, Conseillère des affaires étrangères, actuellement sous-directrice de la formation et des concours.
  • Sophie Lecoutre, Conseillère des affaires étrangères, actuellement en charge du Moyen-Orient au service des relations extérieures de l’UE.
  • Cécile Ondoa Abeng, Secrétaire des affaires étrangères depuis 2013, actuellement rédactrice Etats-Unis à la direction des Amériques et des Caraïbes.

 

Salle comble pour la rencontre

Salle comble pour la rencontre avec le réseau Femmes & Diplomatie

Femmes & Diplomatie

 

Femmes & Diplomatie est l’association du Ministère des affaires étrangères et du développement international (MAEDI) qui agit pour la parité au ministère depuis 2008. Toutes les femmes qui travaillent au ministère, soit à Paris ou en poste à l’étranger peuvent adhérer à l’association. Les hommes qui partagent les valeurs et la vision de Femmes & Diplomatie sont associés en tant qu’ « amis » de l’association.

Le bureau entend moderniser et adapter l’environnement de travail au ministère. Son action passe par des séances de coaching pour les adhérentes afin de faciliter notamment l’intégration des jeunes lauréates des concours. L’association a été à l’initiative pour l’élaboration de la charte du temps qui est aujourd’hui adoptée et qui permettra un travail efficace au sein des équipes tout en assurant un environnement de travail agréable et humain.

Les membres du bureau organisent aussi des rencontres et déjeuners avec leurs « amis », les adhérentes, des intervenants, et des associations sœurs afin d’échanger et de discuter des avancées de la parité au sein du ministère mais aussi dans la fonction publique française et le secteur privé.

 

 

La parité au ministère des affaires étrangères et du développement international (MAEDI)

 

Étant donné la faible parité au ministère au début du XXème siècle, on note de grandes avancées, même si de nombreux progrès restent à faire.

En 1914, le ministère comptait seulement quelques dames dactylos. En 1928, le concours s’ouvre aux femmes et en 1945 les postes à l’étranger aussi.

En 1972, la France nomme sa première femme ambassadeur (au Panama).

En 1986, une femme prend ses fonctions à la tête d’une direction à Paris pour la première fois.

À la fin des années ’70, on compte 9% de femmes parmi les cadres, là où la moyenne nationale est de 30 %. À la catégorie B, on compte 30% de femmes là où la moyenne nationale était de 60%.

Aujourd’hui, les agents féminins représentent 52% des agents du ministère. Ce chiffre cache des écarts de parité selon les différentes catégories de fonctionnaires. Plus on monte en grade, moins les femmes sont représentées :

  • On compte 66% de femmes en catégorie C (au-dessus de la moyenne nationale de 50%) – la catégorie C comprend les fonctions de gestionnaires.
  • 44% de femmes en catégorie B (ce qui correspond à la moyenne nationale) – la catégorie B correspond à des postes d’adjoints, rédacteurs.
  • 32% de femmes en catégorie A (bien en dessous de la moyenne nationale à 60%, ou 42% en excluant le corps enseignant) – cette catégorie comprend les fonctions d’encadrement et de direction.

La politique du ministère reste volontariste et dynamique et obtient de bons résultats. La volonté pour une plus grande parité se fait surtout ressentir au niveau du recrutement (en mettant des femmes dans les jurys, par exemple), du respect des quotas prévus par la loi Sauvadet, et de l’égalité des salaires. L’impunité face au harcèlement ou toute autre forme de sexisme n’est aussi plus à l’ordre du jour. Les directeurs et sous-directeurs sont évalués en termes de management d’équipe et ces évaluations sont ensuite transmises au cabinet du ministre et peuvent servir à limiter la récurrence du sexisme au ministère.

Cependant, les chiffres ne disent pas tout et les quotas ne suffisent pas pour briser le plafond de verre : certaines directions du ministère semblent maintenir un caractère plus masculin et d’autres plus féminin, certains postes sont aussi rarement occupés par des femmes et la majorité des femmes fonctionnaires du ministère sont employées au sein de la catégorie C. À quand une ambassadrice de France aux Etats-Unis, ou à l’ONU, une directrice des affaires politiques?

Enfin, la mise en place de la politique volontariste du ministère dépend toujours du bon sens et de la volonté de ses agents qui se montrent encore parfois réticents, surtout quand en poste à l’étranger loin de la centrale.

 

Carrière diplomatique et vie de famille 

 

La diplomatie fait l’objet de nombreux clichés : taux de divorce élevé, échec scolaire des enfants de diplomates, vie instable, mutations constantes, la conciliation entre carrière diplomatique et vie familiale semble difficile. Devenir diplomate reste un choix de vie et se fait en toute connaissance de cause, mais le ministère s’efforce d’accompagner ses fonctionnaires et leurs familles.

D’abord, certains mythes sur la diplomatie doivent être démentis : un diplomate n’est pas constamment muté à l’étranger : une mutation se fait tous les 3 ou 4 ans (de plus en plus tous les 4 ans) et peut se faire au sein du ministère à Paris, d’une direction à l’autre, sans départ forcé à l’étranger. De plus, le réseau de Lycées français à l’étranger de bons niveaux et les mesures prises par les Ressources Humaines du ministère permettent des mutations plus confortables.

Ensuite, petit à petit, les agents du ministère, se rendent compte de l’importance d’un emploi du temps respectueux d’une vie saine et équilibrée. La vie familiale n’est plus seulement le problème de la femme, mais celui du couple.

Pour agir en ce sens, les Ressources Humaines du MAEDI explorent plusieurs pistes : détachements dans d’autres structures et ministères à Paris plutôt qu’un départ à l’étranger, respect du cycle de vie des fonctionnaires et de leurs enfants pour des mutations à l’étranger (en tenant compte de l’âge des enfants et des fonctions du conjoint), des doubles affectations à l’étranger pour des conjoints travaillant tous deux au ministère, etc.

 

Non à l’autocensure !

 

Ainsi, la parité avance au MAEDI grâce à sa politique volontariste, aux travaux de Femmes & Diplomatie, et à l’aménagement de l’environnement de travail qui participe à une approche moderne adaptée aux nouveaux modes de vie et au partage des tâches entre conjoints à la maison.

Néanmoins, un des plus gros problèmes pour briser le plafond de verre reste l’autocensure des femmes. Le vivier des concours reste hautement masculin et en interne de nombreuses femmes n’osent pas postuler à des postes d’encadrement.

Pour y remédier, Femmes & Diplomatie propose des séances de tutorat en interne pour inciter les agents féminins à se porter candidates.

Chez les étudiantes, il faut se dire que les concours sont difficiles pour tous, hommes et femmes, alors autant tenter notre chance, notre sexe ne déterminera pas la réussite !

Et puis, être femme et diplomate, c’est possible !

 

Louise MOULIÉ

Politiqu’elles remporte le Prix EY de la Meilleure association de Sciences Po

Politiqu'elles remporte le Prix EY

Politiqu’elles a remporté jeudi 17 mars le Prix EY de la Meilleure association de Sciences Po, une dotation de 2500 euros et une place pour la finale inter-écoles qui aura lieu le 24 mai prochain.

Retour en photos sur les oraux :

[Compte-rendu] La place des femmes au Front national : documentaire et débat

Affichage du FN Sciences Po avant le début de la conférence

Politiqu’elles a organisé le 17 février à Sciences Po la projection du documentaire « Les Filles de la Marine », suivie d’une discussion-débat sur la place des femmes dans les différents partis de France. Cette discussion fut notamment l’occasion d’échanger et de poser des questions à Christine Samandel, présidente de l’UDI Sciences Po, Mathilde Androuet, ex-candidate Front national aux municipales de 2014 à Houilles et ancienne de Sciences Po, ainsi que Guillaume Henault et Clothilde Mraffko, deux des quatre réalisateurs du film. Ces derniers ont tenté, à travers leur documentaire, d’expliquer pourquoi de plus en plus de jeunes femmes s’engagent aujourd’hui dans un parti longtemps représenté par des hommes souvent âgés et machistes. Aujourd’hui, l’imaginaire très ‘viril’ et anti-féministe du Front national a été éclipsé du devant de la scène par l’éclatante jeunesse des troupes de militant-e-s entourant Marine Le Pen à la fin de chacune de ses interventions publiques. Stratégie politique, embrigadement, affinité partisane : comment expliquer l’engagement des jeunes femmes au Front national ? Les réalisateurs sont allés à la rencontre de quatre jeunes « filles de la Marine », issues de régions et de milieux différents, durant la campagne des municipales de 2014. Qu’elles soient militantes ou candidates, leur action au FN va bien au delà de la sympathie idéologique.

Clothilde Mraffko et Guillaume Hénault-Morel présentent le documentaire

Clothilde Mraffko et Guillaume Hénault-Morel présentent le documentaire

La féminisation des chefs de file du Front national n’est pas sans influence sur l’engagement croissant des femmes. Souvent en quête de role models, ces jeunes militantes trouvent au Front national ce qui n’existe pas dans les partis traditionnels : des femmes puissantes et charismatiques mais aussi proches du peuples, auxquelles il est possible de s’identifier. Marine Le Pen, et dans une moindre mesure Marion Maréchal Le Pen incarnent un modèle de la femme moderne et suscitent par conséquent une admiration sans faille de la part des jeunes arrivantes.

Cet engagement de plus en plus important des jeunes et des femmes construisant un parti en plein renouvellement s’explique par les opportunités de responsabilités comme de carrières : le FN manque de cadres formés et donne rapidement et facilement des responsabilités aux nouveaux arrivés. Ilona, très motivée, se retrouve ainsi chef de la région d’Orange à 17 ans. Nejma, mère au foyer à Nantes explique que militer au FN lui permet de trouver sa place dans la société : se sentir utile, être reconnue, tisser des liens sociaux… – le parti est pour elle une vraie « famille ».

Les ressorts idéologiques de l’engagement féminin au FN sont moins évidents, car les différentes lignes du Front national permettent d’attirer des jeunes aux convictions diverses. Laissant de côté l’aspect vieillissant de Jean Marie Le Pen et de son entourage, les jeunes se tournent alternativement vers Florian Philippot, Marine Le Pen qui joue sur différents tableaux en évitant de s’exprimer clairement sur les sujets clivants comme le mariage pour tous, et Marion Maréchal Le Pen, à la ligne plus conservatrice et chrétienne-traditionaliste. La préférence nationale reste néanmoins partagée par tous.

En définitive, le documentaire met en relief la forte intégration des jeunes femmes dans ce parti inscrit dans une dynamique de renouvellement. Elles y trouvent des figures d’identification et des exemples de succès, et ont rapidement la sensation d’être utile en occupant un poste de responsabilité. Cependant, le FN est loin d’avoir un programme clair concernant les droits des femmes. La discussion avec Mathilde Androuet a permis d’aborder ce point sensible.

De droite à gauche: Mathilde Androuet, Christine Samandel et Fatima El Ouasdi

De droite à gauche: Mathilde Androuet, Christine Samandel et Fatima El Ouasdi

L’ex candidate aux municipales de Houilles insiste sur l’absence de discrimination hommes/femmes au sein du Front national : elle n’aurait jamais eu à faire ses preuves plus qu’un homme. Fondamentalement méritocrate, elle est opposée à la discrimination positive des quotas qui permettent cependant, comme le souligne Christine Samandel, de faire émerger des profils féminins au fort potentiel qui n’auraient jamais tenté l’expérience politique si personne n’était venu les chercher. Au plan des droits des femmes, Mathilde Androuet insiste bien évidemment et conformément à la ligne de son parti, sur la sécurité des femmes : le viol ou le harcèlement de rue, mais occulte d’autres sujets tels que les inégalités salariales, le harcèlement au travail, le plafond de verre, les inégalités domestiques… alors même qu’une militante du parti se dit – dans le documentaire – « contre l’avortement quand il est utilisé comme moyen de contraception ». Concernant les dérapages de vieux cadres du parti selon lesquels les femmes doivent rester à la maison, Mathilde Androuet rappelle que si ces propos sont en total décalage avec la réalité (les femmes faisant pour certaines de très belles carrière au FN), être mère au foyer n’est pas une mauvaise chose pour un parti qui se bat « pour la famille ».

Affichage du FN Sciences Po avant le début de la conférence

Affichage du FN Sciences Po avant le début de la conférence

Quand on lui demande si être une femme lui a parfois valu des regards différents au cours de sa trajectoire politique, Mathilde Androuet répond que pour elle, une femme est « un homme comme un autre ». Elle se défend de ne voir la politique qu’à travers le prisme de son sexe. Cependant, elle admet finalement qu’être une femme, jeune et diplômée de Sciences Po a sans doute joué dans son sens lorsqu’elle allait à la rencontre des Ovillois : son profil suscite l’étonnement. Elle avoue volontiers que les choses ont changé depuis sa sortie de Sciences Po, en 2006 : avoir une section FN dans les murs de l’école aurait été impensable à l’époque tant l’aversion pour le parti était grande. Aujourd’hui, le FN Sciences Po existe bel et bien mais sur son organigramme, dont les membres se comptent sur les doigts d’une main, ne figure aucune femme. Pour Mathilde Androuet, il ne s’agit que d’une question de temps. Le Front National a entamé un profond travail de renouvellement, attire désormais les jeunes et permet aux femmes de s’imposer : pour elle, il n’a rien à envier aux autres partis vieillissants. Evidemment, le role model effect rend plus accessible le parti : « Marine Le Pen a un côté mère du peuple » n’hésite pas à affirmer la frontiste. Plus encore, ce qui distingue le Front national des autres partis selon elle, c’est qu’il est une « machine à gagner » et « la pierre d’angle de la vie politico-médiatique ». En ce sens, le fait qu’il n’ait jamais gouverné peut être une force par rapport aux autres partis qui n’attirent plus les jeunes du fait de leurs échecs passés. L’UDI, dont Christine Samandel préside la section Sciences Po, est un parti assez « jeune et différent » mais où cependant l’égalité hommes/femmes est loin d’être acquise. Elle raconte avoir déjà fait l’objet de condescendance par des hommes moins expérimentés qu’elle, et regrette qu’on ne fasse pas assez confiance aux filles qui doivent avoir un caractère masculin pour s’imposer, et souffrent parfois du manque de reconnaissance.

Nul doute que sur la forme, l’expansion, la féminisation et le renouvellement du Front national sont des processus avérés et plutôt réussis, mais tant le documentaire que la discussion qui l’a suivi rappellent que sur le fond, le programme du Front National reste dominé par des valeurs traditionalistes et conservatrices qui ne vont pas dans le sens d’une émancipation complète des femmes.

Sophie SIDEM

[Compte-rendu] Discussion Jihad au Féminin avec Fatima Lahnait

Fatima Lahnait

 

Le jeudi 11 février, Politiqu’elles recevait Fatima Lahnait, chercheuse sur la géopolitique du monde musulman et les questions d’intégration. Elle est l’auteure du rapport « Femmes kamikazes, le djihad au féminin ».

 

Des femmes, dont un nombre étonnant d’occidentales, décident de rejoindre les rangs de l’Etat islamique en Syrie. Selon le Huffington Post, elles représenteraient 10% des personnes qui quittent l’Europe, l’Amérique et l’Australie pour rejoindre Daesh. Dans quelle mesure peut-on parler d’un « Djihad au féminin ? » Quels sont leurs vecteurs de motivation ? Quelles rôles ont-elles une fois sur le terrain ? Pendant deux heures, Fatima Lahnait a fait part de son expérience et de ses recherches au travers d’une discussion avec les étudiants et les étudiantes de Sciences Po.

Fatima Lahnait

Fatima Lahnait devant les étudiants de Sciences Po pour une discussion sur le Jihad au Féminin

 

« Le djihad au féminin il n’y en a pas vraiment ». Il y a deux types de djihad, un défensif et un autre tourné vers la religion, un retour sur soi. Pour l’Etat islamique, le statut de «  martyre » (celui qui est mort pour la foi) est réservé aux hommes. En revanche, le djihad de la femme est du deuxième ordre c’est à dire l’approfondissement de sa foi. Les femmes ne prendront les armes qu’en recours ultime, si les combattants venaient à manquer. Dans le cas contraire, cela correspond à une humiliation pour l’homme.

 

Quels sont les vecteurs de motivation de ces femmes qui décident de rejoindre Daesh? Certaines ont des vulnérabilités d’ordre affectif, un vide ou un manque à combler. Elles rejettent leur entourage, éprouvent de la colère envers leur famille. Elles deviennent alors facilement manipulables par l’organisation. On leur vente le mérite d’être la femme d’un soldat qui deviendra peut être un martyr

La place faite au femme au sein de l’Etat islamique est terriblement dévalorisante. Leur principal rôle est de faire des enfants et d’assouvir les pulsions sexuelles des combattants. Beaucoup d’entres elles ont également pour mission le recrutement de combattants sur les réseaux sociaux.

Enfin, même si Daesh n’utilise pas encore les femmes kamikazes, le groupe armé de Boko Haram n’hésite pas le faire, souvent pour des raisons stratégiques. Celles ci sont moins suspectées de porter une bombe. L’implication des femmes dans la violence n’est pas un phénomène nouveau. Entre 1985 et 2005, Fatima Lanhait a recensé plus de 220 femmes kamikazes.

Mathilde LEBON

[Compte-rendu] « Les femmes dans l’Union européenne et dans le monde » avec Ursula Plassnik

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Pour sa deuxième conférence, la section dijonnaise de Politiqu’elles a reçu Ursula Plassnik le jeudi 11 février, sur le thème « Les femmes dans l’Union européenne et dans le monde ».

Ursula Plassnik est Ambassadeur d’Autriche en France depuis 2011 et a une importante expérience de la diplomatie et des relations internationales. Son discours donne à réfléchir sur la place des femmes dans le monde professionnel. Où en sommes-nous en termes d’égalité hommes/femmes ? Que faut-il faire pour assurer une concurrence parfaite aux postes de la fonction publique et dans les entreprises entre les deux sexes ? Telle est la question.

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Mme Plassnik s’est intéressée à la part représentée par les femmes au niveau opérationnel dans les entreprises les mieux cotées, et cela peut surprendre, mais le pourcentage était bel et bien nul.
En comparant « l’étage top » de la fonction publique et du secteur privé, il paraît que les échelons supérieurs du secteur public sont beaucoup plus accessibles pour les femmes. Aujourd’hui, être membre d’un gouvernement, haute responsable dans la justice ou dans une banque nationale n’est plus l’exception en France, en Allemagne ou en Autriche. Par contre, en 2015, parmi tous les dirigeants PDG des entreprises du CAC40, du DAX et de l’ATX, il n’y avait aucune femme.

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Ursula Plassnik s’adressant au public et Morgane Gasse, présidente de Politiqu’elles – Dijon

Catégorie « plante verte »

L’invitée de Politiqu’elles a évoqué une expérience qu’elle a pris l’habitude de faire lors des réunions officielles (où la plupart des invités sont des hommes, d’ailleurs) : sans se présenter, elle observe le comportement des autres à son égard. Résultat ? « Laissée dans un coin ». Une fois présentée, elle « passe de la catégorie « plante verte » à celle d’une personnalité respectable ». Mais avant que sa fonction ne soit dévoilée, tout le monde s’attendait à ce que le ministre des Affaires étrangères [fonction qu’occupait Ursula Plassnik lors de la première expérience de ce genre] soit un homme. On constate ainsi que la société n’a pas non plus l’habitude de voir les femmes exercer des fonctions publiques.

Les femmes ne peuvent-elles pas rester à la maison ?

Pourquoi donc rompre l’ordre établi et inclure les femmes dans l’espace public ? Ursula Plassnik répond : « Le monde est dans un état où l’on ne peut pas renoncer à 50% des ressources humaines », c’est-à-dire à un ensemble de compétences d’une grande partie de la société. En effet, les équipes mixtes améliorent le fonctionnement des entreprises et c’est aussi le cas dans la fonction publique. Les femmes ont des sensibilités, expériences et talents différents des hommes, et cette diversité peut s’avérer très profitable dans le milieu professionnel.

Enjeu : le pouvoir

Ce problème d’accès inégal des hommes et des femmes aux postes décisifs de notre société est avant tout lié à l’idée de pouvoir. « Ceux qui le détiennent ne veulent pas en lâcher même une petite parcelle ». Il est vrai qu’il existe aussi une concurrence entre les hommes, mais ils rivalisent à un niveau plus égal dès le départ. Tandis que si les femmes, retenues jadis au foyer, finissent un jour par avoir les mêmes chances que les hommes, les détenteurs du pouvoir verront leurs concurrents se multiplier.

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Un amphithéâtre bondé pour écouter Madame Plassnik

Pour ou contre les quotas de femmes ?

Imposer un nombre minimum de femmes aux postes décisionnels dans les entreprises et dans la fonction publique ? Cela semble à première vue bizarre à Mme Plassnik. Les femmes ne sont pas une minorité, elles sont aussi nombreuses que les hommes, donc pourquoi introduire des quotas ? Selon Mme l’Ambassadeur, il faut attendre un certain temps que la société s’habitue à la promotion des femmes. Il faut une phase intermédiaire, pendant laquelle le quota pourrait servir d’instrument.

En ce qui concerne les femmes qui sont déjà parvenues à obtenir un poste décisionnel, elles n’ont pas besoin de traitement particulier : « Prenez-les au sérieux, c’est tout ce qu’elles demandent » dira Mme Plassnik, en ajoutant que « les femmes n’ont pas besoin de bouquets de fleurs sur la place publique ; les hommes sont suffisamment compétents pour ça dans la vie privée ».

« Sortir du coin femmes »

Ces mots de Mme Plassnik expriment l’idée d’inclure les femmes aussi bien dans le domaine privé que public plutôt que de les laisser à part. Comment ? Pour commencer, en investissant dans leur éducation. L’éducation permet effectivement d’acquérir un niveau de connaissances qui libère du déterminisme ; c’est le premier pas vers le luxe de se poser la question : que voudrais-je faire plus tard ?

D’après un rapport de l’UNESCO datant de 2013, le nombre de filles scolarisées en primaire est inférieur de 5 millions à celui des garçons. Or d’après un autre rapport, cette fois le Human Development Report, il n’y aura pas de meilleur développement économique sans plus de parité.
On parle tant des inégalités de développent entre les pays du « Nord » et ceux du « Sud », mais ces derniers sont justement en retard en termes d’éducation des filles.

Paradoxalement, l’égalité hommes/femmes est ancrée dans 161 Constitutions du monde, pourtant sa mise en œuvre se déroule très différemment en fonction des pays.

Ensuite, la question épineuse de la violence contre les femmes dévoile des données encore plus scandaleuses : d’après l’OMS, 29 pays tolèrent la mutilation génitale féminine(MGF). Ainsi à l’éducation s’ajoute la nécessité de protéger les femmes contre la MGF. Changer la législation pourrait être un point de départ indispensable.

Tout commence à la maison

Enfin, « rares sont les hommes qui restent pour s’occuper de leurs enfants malades et de leurs pères ou mères à la fin de leurs vies » : il faut une nouvelle répartition des tâches dans les familles pour avancer. Si l’on considère que chaque sexe a un rôle social prédéterminé, il est certain que l’on n’ira pas très loin en matière d’égalité des chances hommes/femmes.

Maria Popczyk

Ursula Plassnik, Ambassadeur d’Autriche en France

Ursula Plassnik

Ursula Plassnik est née le 23 mai 1956 à Klagenfurt, dans le Land de la Carinthie en Autriche. De 1971 à 1972, elle a été étudiante en échange à la Foxcroft School de Middleburg, en Virginie, aux Etats-Unis. Elle a ensuite obtenu un diplôme de droit à l’Université de Vienne en 1978 avant de suivre un troisième cycle en droit européen au Collège d’Europe à Bruges, où elle a étudié dans la promotion Salvador de Madariaga de 1979-1980. Dès 1980, elle entre dans la diplomatie autrichienne en occupant diverses positions au sein du Ministère fédéral des affaires étrangères. Elle dispose ainsi d’une vaste expérience des affaires bilatérales et multilatérales : elle a été amené à collaborer tant avec le Conseil de l’Europe que l’Union européenne ou encore l’ONU. Elle travaille également au sein du Bureau du droit international du Ministère fédéral des affaires étrangères.

Sa carrière prend un autre tournant lorsque Wolfgang Schüssel, alors Ministre des affaires étrangères et Vice-chancelier d’Autriche, lui propose de devenir son chef de cabinet le 1er juillet 1997. Membre du Parti populaire autrichien, parti chrétien-démocrate-conservateur, Wolfgang Schüssel accède au poste de Chancelier en février 2000 dans une coalition avec le Parti de la liberté d’Autriche, de type national-libéral. Ursula Plassnik refuse alors une offre de travail au Conseil de l’Europe afin de rester aux côtés de Wolfgang Schüssel, dont elle est une amie proche. Elle reste son chef de cabinet jusqu’au 15 janvier 2004, date à laquelle elle est nommée Ambassadeur d’Autriche en Suisse. La même année, le 18 octobre 2004, elle est nommée Ministre fédérale des affaires étrangères d’Autriche et succède deux jours plus tard à Benita Ferrero-Waldner. Elle rejoint officiellement le Parti populaire autrichien lorsque le poste de Ministre lui est proposée.

Ursula Plassnik entre en fonction au moment de la signature du Traité de Rome de 2004 et fait donc partie des signataires de la Constitution pour l’Europe. Elle est ensuite amenée à diriger le conseil des Ministres des affaires étrangères de l’Union européenne lorsque l’Autriche prend la présidence du Conseil de l’Union européenne en 2006. Le 11 janvier 2007, Ursula Plassnik est reconduite dans ses fonctions ministérielles avec le titre de Ministre fédérale des affaires européennes et internationales. Depuis 2006, le Parti populaire autrichien forme une nouvelle coalition non plus avec le Parti de la liberté d’Autriche mais avec le Parti social-démocrate. De profonds désaccords entre ces deux partis aboutissent à la tenue d’élections législatives anticipées en 2008, à l’issue desquelles Ursula Plassnik est élue députée pour le Parti populaire autrichien mais est remplacée par Michael Spindelegger à son poste ministériel. Elle poursuit toutefois son engagement au sein du Ministère fédéral des affaires européennes et internationales en étant notamment chargée de mission spéciale pour les questions internationales liées aux droits des femmes.

En 2011, Ursula Plassnik est candidate à la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Proche d’être désignée, elle voit finalement la Turquie opposer son veto à sa nomination du fait de son opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. A la fin de l’année 2011, Ursula Plassnik est nommée Ambassadeur d’Autriche en France. Son expérience en matière d’affaires européennes lui est fort utile pour ce poste puisque, de son propre aveu : « Avec l’Europe, cela a beaucoup changé. C’est un changement sur lequel nous [l’Autriche] n’avons pas assez communiqué. Nous nous en sommes aperçus très tard. Aujourd’hui, notre travail à Paris consiste à 80% des questions européennes.[1] ».

La fin de son mandat de député n’a pas marqué la fin de l’engagement pour les femmes d’Ursula Plassnik. Le 9 décembre 2013, elle a ainsi participé à une audition organisée par le Conseil de l’Europe pour l’égalité entre les femmes et les hommes, en partenariat avec le Ministère français des droits des femmes, sur le thème « L’accès à la justice pour les femmes victimes de violence[2] ». Elle déplore aussi régulièrement le manque de parité en Autriche.

Morgane Gasse

[1] S.E. Mme Ursula Plassnik – Ambassadeur d’Autriche : Avec l’Europe, le travail d’Ambassadeur a beaucoup changé
[1] Intervention de Madame l’Ambassadeur Ursula Plassnik

[Compte-rendu] « Les femmes politiques face au plafond de verre » avec Maud Navarre

Maud Navarre

A l’occasion de sa première conférence, la section dijonnaise de Politiqu’elles a reçu Maud Navarre le vendredi 4 décembre, sur le thème « Les femmes politiques face au plafond de verre ».

Docteure en sociologie aujourd’hui chercheuse, Maud Navarre a consacré sa thèse aux élues locales en Bourgogne et en a tiré un ouvrage, Devenir élue. Genre et carrière politique, disponible aux Presses Universitaires de Rennes. Cet ouvrage s’articule autour d’une question très concrète : comment devient-on élue ?

Maud Navarre a débuté sa conférence par une explication de ce qu’est le plafond de verre en politique, en France. Depuis la réforme constitutionnelle de 1999, l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives est consacré. Le début des années 2000 a également été marqué par les lois sur la parité, dont la première date du 6 juin 2000. La parité continue à être élargie de nos jours, comme l’a illustré l’imposition de binômes paritaires pour l’élection des conseillers départementaux en 2015. En théorie, l’accès des femmes à la vie politique est donc facilité. Mais celles-ci n’accèdent en réalité qu’aux échelons inférieurs de la politique et restent très minoritaires dans les plus hautes fonctions politiques. La France compte ainsi 40% de conseillères municipales mais seulement 16% de maires, ou 50% de conseillères départementales contre seulement 10% de présidentes de départements. C’est le plafond de verre.

Pour comprendre ce phénomène, Maud Navarre s’est appuyée sur quatre différentes sources. Elle a adressé un questionnaire à des élus de tous les échelons politiques en Bourgogne et obtenu 262 réponses dont 50% provenant d’élues. Elle a rencontré 40 élu-e-s au cours d’entretiens biographiques. Elle a observé les élections régionales de 2010 et les élections législatives de 2012. Enfin, elle a observé des réunions plénières en Bourgogne, de conseils municipaux, généraux et régionaux.

12540097_1180293618650888_1103433191_nL’amphithéâtre dijonnais quasiment complet pour écouter Maud Navarre

De cette observation, Maud Navarre dresse un constat. Les femmes semblent être, davantage que les hommes, des « étoiles filantes » en politique. Elles accèdent en moyenne à un mandat plus tard que les hommes, elles montrent une réelle volonté de bien faire et faute de reconnaissance, renoncent plus rapidement que les hommes à exercer un mandat. Cependant, dans la moitié des cas observés, le comportement des femmes et des hommes politiques est identique. Mais les différences entre élues et élus restent clairement perceptibles : les élues sont un peu plus âgées, 63% ayant plus de 60 ans contre 48% des hommes, mais aussi un peu plus qualifiées, elles sont davantage issues d’associations que de partis politiques ou de syndicats et les postes qu’elles occupent sont très genrés : elles sont ainsi majoritairement en charge des affaires sociales, des personnes âgées, de l’enfance… Ici, on ne parle de plafond de verre mais de parois de verre puisqu’à fonction politique égale, les femmes sont cantonnées dans certains domaines bien précis, considérés comme moins importants ou moins prestigieux que ceux alloués aux hommes.

Maud Navarre s’est ensuite penchée plus précisément sur le parcours des femmes élues, de la campagne électorale à la fin de leurs mandats. Les deux scrutins observés, régional et législatif, diffèrent de par leur mode de scrutin (scrutin de listes pour l’un et scrutin uninominal pour l’autre), mais montrent pourtant de grandes similitudes. Pour l’élection régionale de 2010, Maud Navarre constate que les têtes de liste sont très majoritairement des hommes (et la même tendance s’est observée en décembre 2015 avec 80% d’hommes en tête de liste). Elle montre également que les femmes les secondant sont souvent plus jeunes et moins expérimentées politiquement. En effet, ce sont les hommes qui incarnent l’expérience tandis que les femmes, elles, sont davantage présentes pour incarner une certaine image : celle du renouveau. De ce fait, ce sont surtout les hommes qui se retrouvent en scène au cours de la campagne et qui tiennent les ficelles en coulisse. De la même façon, lors des législatives de 2012, Maud Navarre constate que le choix d’une femme politique sert notamment à montrer le renouvellement du parti, ou bien à arbitrer les conflits au sein du parti lorsque plusieurs hommes politiques sont en compétition. Les femmes représentent donc avant tout une stratégie pour les partis, ce qui se vérifie à droite comme à gauche mais à tendance à être moins vrai dans les petits partis, où les répartitions sont souvent plus équitables.

Au cours de leur campagne et même de leur mandat, les femmes sont confrontées à divers obstacles allant du sexisme ordinaire, illustré par l’indifférence à leur candidature ou la drague de la part de certains candidats ou élus, à l’insulte sexiste en passant par le paternalisme, notamment de la part d’élus plus âgés restreignant les femmes, ou encore la dévalorisation. Tout cela a une conséquence bien réelle : les femmes ont le sentiment d’être moins compétentes que les hommes et se remettent davantage en cause que leurs collègues masculins. Cela est renforcé par le fait qu’on leur pardonne beaucoup moins la moindre erreur, ce qui influe directement sur l’exercice par les femmes de leur mandat. Les recherches de Maud Navarre ont montré que les élues se consacrent tout autant que les hommes à leurs mandats, que ce soit en termes de réunions, de cérémonies ou d’assemblées plénières. Mais elles prennent beaucoup moins souvent la parole en séance plénière. Elles l’obtiennent déjà difficilement, les tours de parole n’étant pas toujours respectées, et sont en plus souvent interrompues. Leurs collèges leur font remarquer le moindre lapsus, ce qui est moins le cas pour les hommes. Certains préjugés ont de plus la vie dure. On reproche ainsi davantage à une femme de délaisser sa vie familiale qu’à un homme. Les élues rencontrées par Maud Navarre ont globalement un entourage favorable à leur engagement, mais cela s’explique par le fait que celles n’ayant pas le soutien de leurs proches ne se présentent simplement pas, quand les hommes n’hésitent pas toujours à le faire.

12540128_1180293588650891_1746279286_nMaud Navarre répondant aux nombreuses questions du public

Ainsi confrontées au sexisme lors de leur campagne et de leur mandat, les femmes sont presque une sur deux à envisager d’abandonner la politique après un mandat quand les trois quarts des hommes souhaitent au contraire poursuivre. Le manque de reconnaissance peut leur rendre la vie privée ou professionnelle plus attractive. De plus, en étant cantonnées aux échelons inférieurs de la politique, les femmes manquent de capacité d’action et trouvent moins d’intérêt à exercer un mandat, elles n’ont pas le sentiment d’être utiles. C’est notamment le cas des conseillères. Beaucoup décident tout de même de se maintenir en politique et certaines se professionnalisent alors. Maud Navarre a ainsi constaté que les femmes poursuivant leur engagement au-delà du premier mandat développent une plus grande polyvalence et parviennent à dépasser les parois de verre et à s’exprimer sur tous les thèmes. Elles peuvent toutefois revendiquer une manière différente de faire de la politique que les hommes, une manière plus proche des gens, plus à leur écoute. De manière générale, il leur reste difficile de trouver un équilibre entre deux modèles qu’elles cherchent à tout prix à éviter : ceux de la femme masculinisée ou de la femme potiche. Elles ne veulent pas être considérées comme des hommes « bis », mais elles doivent en même temps ne pas trop mettre leur féminité en avant si elles ne veulent pas être taxées de potiches.

L’intervention de Maud Navarre a donc mis en avant les difficultés toujours existantes auxquelles se confrontent les femmes en politique, tout en montrant qu’il était possible de les dépasser mais qu’il faut pour cela continuer à repousser le plafond de verre et les parois de verre. Devant une salle pratiquement comble, Maud Navarre a conclu cette conférence par une série d’échanges avec le public dans lequel se trouvaient notamment Nathalie Koenders et Sladana Zivkovic, respectivement Vice-Présidente et première adjointe déléguée à la démocratie locale et au personnel de Dijon et conseillère communautaire et adjointe aux relations internationales et extérieures de Dijon. Un débat qui a mis en exergue la complexité de la lutte contre le sexisme en politique et le plafond de verre, mais qui a aussi illustré la volonté des nombreuses personnes présentes de poursuivre leur engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Morgane GASSE